Réaction de l’AEP et de l’AÉCSP au mémoire déposé dans le cadre du chantier sur le financement universitaire par les administrations de Polytechnique et de l’ÉTS

MONTRÉAL, le 29 août 2013

L’Association des Étudiants de Polytechnique (AEP) et l’Association des Étudiants des Cycles supérieurs de Polytechnique (AÉCSP) tiennent à exprimer leur désaccord face à des revendications dans un mémoire déposé par les administrations de Polytechnique et de l’ÉTS. «Nous sommes fermement opposés à l’augmentation de la facture des étudiants de Polytechnique » ont déclaré Romain Gayet de l’AEP et Raphaël Beamonte de l’AÉCSP.

Une importante partie du mémoire soulève l’inquiétude de l’AEP et de l’AÉCSP. La dérèglementation totale des frais de scolarité des étudiants étrangers réclamée conjointement par les directions aurait de fâcheuses conséquences si ce scénario était retenu par les co-présidents. Ceci impliquerait que l’administration de Polytechnique aurait le pouvoir d’augmenter selon son bon vouloir leurs frais de scolarité. Il importe de se remémorer la contribution des étudiants étrangers à la société québécoise afin de ne pas conclure hâtivement qu’ils profitent de la bonté des contribuables québécois. Ceux-ci dépensaient déjà en 2010 plus d’un milliard de dollars au Québec annuellement. De plus, le Québec a fortement besoin d’immigrants qualifiés.

Le souhait de pouvoir augmenter substantiellement les frais institutionnels obligatoires est une autre demande faite par les directions dans l’optique de trouver des revenus supplémentaires. Il est évident que l’AEP et l’AÉCSP s’opposent à de telles mesures pour renflouer les coffres de l’université sur le dos des étudiants de Polytechnique.
Le chantier sur la politique de financement des universités vise à corriger les lacunes actuelles du financement universitaire au Québec. Ce chantier aboutira d’ici un an à la remise d’un rapport au ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne. Ledit rapport contiendra les recommandations des co-présidents du chantier, ceux-ci devant proposer une nouvelle politique de financement des universités mieux adaptée, notamment, au coût des programmes. Ces recommandations seront forcément inspirées des mémoires des divers acteurs de la société déposés au chantier comme celui de Polytechnique et de l’ÉTS.

« Nous sommes tout à fait conscients de la situation de Polytechnique en tant qu’école de génie monofacultaire ne pouvant pas profiter de la péréquation interne. Cependant, cette situation n’est pas une justification suffisante aux revendications de l’École, dont l’application pénaliserait à coup sûr les étudiants », se sont prononcés Romain Gayet de l’AEP et Raphaël Beamonte de l’AÉCSP. L’AEP a d’ailleurs déposé au Sommet sur l’Éducation, il y a plusieurs mois, un mémoire soulevant les problématiques de financement de Polytechnique et proposant des solutions ne pénalisant pas financièrement les étudiants de l’École.